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Troisième message à la Communauté philadelphique

Janne Leade : Le Messager Céleste de la Paix Universelle

COMMÉMORATION AU LECTEUR

jeudi 11 octobre 2007, par Murilo Cardoso de Castro

Troisième message à la Communauté philadelphique
Je vous donne la paix, Joan., XIV. 27.1

COMMÉMORATION AU LECTEUR

La sagesse de Dieu et sa prévoyante bonté travaillent depuis les commencements du monde, d’une façon très active, occulte et admirable, à la réintégration de l’Homme et de la création déchus ; afin que dans les jours derniers, soit obtenue la pleine et entière rémission des péchés damnateurs, de l’asservissement et de la vanité qui en sont les effets et les fruits. — et afin que les créatures soient rendues à la lumière qui leur a été si longtemps dérobée. Toute la création soupire et crie après cette heure, parce qu’elle espère être délivrée du joug de la corruption et du péché, et participer alors à la magnifique liberté des enfants de Dieu. Cette source et ces actions secrètes et cachées n’ont jamais attiré l’attention du monde. Mais plus ils se rapprochent de la plénitude et du terme de leur grande finalité, plus ils tendent vers leur centre, plus ces rayons de la prescience et de la sagesse divine s’éclairent puissamment, de plus en plus distincts pour les enfants et les fils de la Sagesse. Par eux seront produites les merveilles finales, les dernières et magnifiques scènes de la grande rédemption que le Seigneur Jésus a préparées peur nous : lesquelles, bien que d’une élévation, d’une puissante et d’une efficacité incommensurables, ont été jusqu’à ce jour bien peu comprises. Tout ce que la chrétienté espère, c’est d’être préservée, dans cette misérable vie, par la grâce de Dieu, de recevoir d’elle des secours suffisants (de façon à prévaloir contre le péché auquel nous faisons une guerre continuelle), pour enfin rendre nos corps prévaricateurs à la poussière, ayant ainsi placé notre espérance et notre attente dans l’idée d’une vie future : mais il ne faut pas nous imaginer que le grand athlète, le prince victorieux de la mort et des enfers, qui a foulé aux pieds les serpents et toutes puissances et principautés du monde ténébreux, veuille renouveler ici-bas ses luttes. Il ne laissera pas ces adversaires régner perpétuellement sur ce monde inférieur, mais il les chassera peu à peu, une partie après l’autre et au temps fatidique : les faisant défiler, impuissants, devant les yeux de tous les hommes qu’ils voulaient dominer : ainsi adviendra-t-il en particulier de la Bête du Dragon et de l’Antéchrist, quand les temps seront venus. Personne n’a pensé ni ne s’est imaginé (dis-je) que le puissant pouvoir de son sacrifice et de sa mort ait cependant suffi à annihiler le poison, et à arracher les racines mêmes du péché : cette extirpation n’aura évidemment lieu que lorsque les sceaux occultes du Livre de l’Agneau auront été ouverts, lorsque la Sagesse et l’Amour divins se seront répandus sur la terre pour laver les péchés, et que l’Esprit-Saint, si longtemps banni de la Chrétienté ce qui est le plus grand signe et la plus puissante preuve de notre décadence malheureuse et lamentable ; reviendra comme au commencement d’un nouveau jubilé, et pour le parfait accomplissement de toutes les prophéties qui annoncent le triomphe de l’Église sur cette terre. C’est ainsi qu’il cuirassera de force maints de ses serviteurs, Lui, leur chef, que suivront les jeunes fils de la Résurrection : et, comme le grand Henoch et Elie l’ont fait précédemment, il montrera au monde la possibilité de briser les liens du principe périssable, de triompher du temps et de la mort, et de pouvoir ainsi répéter l’apostrophe ironique de l’Apôtre : « O Mort, où est ton aiguillon ? Enfer où est ta victoire ? » (NT : Dans le texte original, il y a ici (« enfer ») un mot qui signifie la région où les bonnes et les mauvaises âmes, débarrassées de leur corps, séjournent jusqu’au jugement dernier ; cependant avec cette différence que les Bons sont dans la lumière et le repos et les Mauvaises dans les ténèbres et l’angoisse. On peut voir ceci clairement dans les Israélites et les Egyptiens, Exode, 22, v. 23 ; Sap. 17 et 18. En un mot, c’est le Paradis pour les bonnes âmes, et le vestibule de l’Enfer pour les mauvaises. Car les véritables tourments infernaux ne commencent qu’après le Jugement dernier. (Voir Matthieu, vin, 29.) Ceux-ci sont les sauveurs qui se tiendront sur la montagne de Sion, comme le prophète Obadiah (v. 21,1, l’a prévu et nous l’a annoncé. Ils seront des rédempteurs au-dessous de leur puissant Rédempteur ; étant ainsi béatifiés et sauvés par Lui, ayant reçu de Lui la puissance, ils seront parfaitement préparés et rendus aptes à aider les autres, pour qu’ils puissent aussi s’échapper du Royaume de la Mort. Heureux et mille fois bienheureux ceux-là qui pourront participer à cette première résurrection ! Ils s’approcheront du Christ, et seront remplis de Lui, jusqu’à l’identification, selon la mesure dans laquelle ils (ou proprement Lui en eux) auront travaillé à la régénération de leurs frères. Il ne leur refusera rien, parce qu’ils se seront donnés entièrement à Lui : seulement il écrira Son nom en eux et sur eux d’une manière admirable et secrète, et les fera participer à Sa Gloire, selon la plénitude de Sa miséricordieuse descente en tous ses fidèles, comme il l’a déclaré en Saint-Jean, XVII, v. 21 (NT : « Ainsi que tous soient un, ainsi que toi Père, es en moi, et moi en toi ; afin qu’eux aussi soient un en nous ; et que le monde croie que c’est toi qui m’a envoyé. »), à propos de ses souffrances qu’il offrait à Son Père. Cette prière de notre Seigneur était à l’intention de Ses disciples immédiats et ensuite de tous ses fidèles. C’est pourquoi, après Son ascension, ses disciples furent élevés jusqu’à ce degré d’union, et eurent si profondément imprimé en eux le Nom et la Force de Dieu qu’ils purent accomplir tous les miracles par la Toute-Puissance de l’Esprit-Saint.

Ainsi le monde reconnut le Christ, qu’ils annonçaient comme envoyé de Dieu. De même semblablement, au jour de la Royauté triomphante du Christ, par la mission, le scellement et la force, une nouvelle réunion de disciples se formera sur une plus grande mesure et, à la face des peuples, ils élèveront la bannière de l’Amour, brodée au nom royal, et ils la porteront en grande pompe et solennité ; dans le déploiement de leurs forces revivifiées, au milieu des miracles étonnants de l’Esprit-Saint, ils marcheront, précédés par la force invincible et triomphante de la vérité, pénétrés par l’esprit et accompagnés par la sapide et douce lumière de la sagesse divine, qui éclatera dans toute sa beauté et qui pénétrera les secrets de la Nature temporelle, aussi bien que de l’éternelle ; de telle sorte que le monde témoignera de l’immense et infinie puissance du fils de Dieu, qui fut le fils de l’homme, du Seigneur Jésus, le Rédempteur. L’Evangile ne sera pas seulement répandu publiquement, mais toutes les nations et tous les langages lui obéiront, et tout genou se pliera devant le nom de Jésus ; car les païens lui devront vraiment de participer à l’héritage de Dieu, et les pays les plus reculés de la terre seront donnés à celui qui le reconnaîtra comme Christ sauveur, comme Seigneur et Dieu : Loué soit-il dans toutes les éternités.

Vers la fin, les trompettes se sont dressées sonnant sans cesse,de plus en plus haut, pour tirer le monde sommeilleur,et en particulier le christianisme cérémoniel, extérieur et formel, de sa léthargie : et leur son revivifie et fait renaître le Jésus mourant dans le repos interne et spirituel du christianisme (dont la portion engourdie et glacée jusqu’à la mort se retrouve dans chacun de ses sectateurs). Le Saint-Esprit de Dieu revient alors, après avoir envoyé ses témoins, bien qu’ils ne soient encore que des enfants, dont la faiblesse ne peut répandre que les premiers degrés de sa révélation. Par leur bouche, Il commence à appeler, et Il ne cessera de crier jusqu’à ce que ceux qui possèdent quelque sentiment intérieur du bien et de l’amour de Dieu, aient honte de leur cœur froid et paresseux et aillent à sa rencontre ; lorsqu’il les aura lui-même intérieurement réveillés, ils se fondront dans une sainte repentance et componction de leur grossièreté passée : c’est ce qui arrivera à plusieurs serviteurs de Dieu, qui s’étaient attachés avec trop d’ardeur à leurs opinions préconçues, à leurs jugements prématurés et inconsidérés. Il (le saint Esprit de Dieu) apparaîtra comme le véritable esprit de Jésus, en toute mansuétude, longanimité, amitié et amoureuse générosité, rendant le bien pour le mal, l’amour pour la haine, la serviabilité pour le mépris. Jusqu’à ce que, touchés par sa patience et son endurance, son amour constant, sa bonté et sa tendre sollicitation inlassable, ils se rendent à Dieu leur cœur de pierre attendri : ainsi que le rude Esaü pleurant au cou de Jacob, et Joseph reconnu par ses frères cruels. Car ceci est le jour merveilleux de la révélation de l’amour ; c’est le règne de l’amour de Dieu : pendant lequel son puissant pouvoir et son influx domineront toute colère et toute pénalité, transmuant et assujettissant les cœurs des hommes ; la miséricorde triomphera du jugement, en tous, par tous, pour les plus grands pécheurs mêmes qui se rendront humblement à lui (à l’amour) et qui utiliseront les grands avantages et les consolations cordiales qui leur seront offerts. Cependant si l’amour, au jour de sa victoire, possède la prééminence, la justice et le jugement doivent cependant l’accompagner et le suivre ; car la colère de Dieu est alors surexcitée pour venger le mépris et l’insulte que son grand amour et sa bonté ont subis de la part des factieux et des rebelles. Il veut que son esprit agisse d’une manière extraordinaire, sans distinction de sexe, d’âge, de personne et de condition : que ses louanges soient proclamées par la bouche même des enfants et des nourrissons. Chaque degré d’outrage contre l’Esprit-Saint, la colombe divine, esprit d’amour, comporte en soi un mal particulier ; car ceci appartient aux dons les plus hauts de Dieu, et les hommes opiniâtres qui les écartent et les repoussent en toute conscience se mettent en mortel danger. Mais l’amour, qui est actif, et qui entreprend tout ce qu’il est possible, battra l’aire avec soin et saura recueillir et sacrifier tout le bon grain, et même celui qui peut le devenir. Ainsi l’amour agira selon sa propre nature, et souffrira le mal : bien que ce dernier, à l’approche de la Justice acolyte, doive passer par le feu, et souffrir l’expiation de la perversité, selon sa mesure, et ceci dans les personnes individuelles comme dans les corps unis.

La différence entre cette action de l’Esprit et la précédente consiste en ceci : que l’un descendit en une fois au moment de sa pleine maturité et puissance mais ayant été accablé par la chute et la perversion de la pureté dans l’Eglise primitive), il sera rappelé à la vie selon un autre mode, dans l’Eglise des nouveaux disciples : cette Eglise pourra retrouver l’Esprit sur le chemin où il fut méconnu et perdu en retournant en arrière, par une marche semblable à celle de l’Église primitive ; ainsi par ce secours régulier, les disciples nouveaux seront conduits, par tous les degrés de la vraie résurrection, à celle extraordinaire que le Saint-Esprit prépare en eux ; et elle ne semblera pas un souffle et une saveur rapide, mais une naissance de force qui s’incorporera et demeurera réellement en eux ;qui, de jour en jour augmentera et prendra une plus parfaite plénitude ; en conformité de quoi beaucoup de miracles inattendus et étonnants s’accompliront en eux et par leurs dons et manifestations.

Que, pour cela. Dieu et le Seigneur Christ sauveur soient loués, qui a dignifié son Église en ce jour, en laissant voir le commencement de ces choses, et le retour de son Esprit, à la force sainte, comme il appert que quelques membres choisis ressentent cette extraordinaire influence et la publient. En dépit de l’opposition et du mépris des autres, ils témoignent de cette influence, et ne peuvent s’en abstenir. Quelques attestations ont été publiées ; il y en a encore un bien plus grand nombre qui le seront quand elles pourront être comprises, et quand Dieu aura préparé leurs voies.

L’auteur de ce message et des précédents, ainsi que d’autres traités spirituels plus élevés, a beaucoup fait dans cette direction : de pressants appels et de sérieuses exhortations à toutes les églises de cette nation et des autres, pour qu’elles reviennent vers celle de qui elles se sont détachées, vers l’Esprit et la vérité, des apparences extérieures de la dévotion chrétienne à la vie et à la force interne du christianisme, en lequel leur est annoncé maintenant l’imminente et grande révélation de l’amour ; qu’elles (les églises) aient à se préparer à venir au-devant de leur Seigneur, pour être comblées de ses bénédictions ; qu’elles mettent de côté leurs querelles et leurs discordes, comme leur soin désordonné pour les pratiques extérieures (qui naissent d’un zèle excessif) : et qu’elles s’unissent délibérément pour constituer l’assemblée de la paix et de l’amour qui est le vrai signe et attribut philadelphien.

Et pour inviter les frères dispersés à cette modération et à cette raison les uns envers les autres, on a écrit ce « Message » comme une adresse et un appel de Dieu. Nous y verrons comment — bien que les partis divisés (quelques-uns contre eux-mêmes , loin de s’accorder quelque estime, s’injurient et se flétrissent comme avec un fer chaud des noms détestés d’hérétiques, de mamelucks, de schismatiques d’esprits, de ténèbres, d’antéchrits, d’idolâtres — comment, dis-je, Dieu, par cet appel de la grâce, ferme les yeux sur les fautes et les erreurs de leurs propositions, et les faisant se ressouvenir de leur oubli et de leur détachement de l’esprit de la religion, il les reconnaît tous sans exception comme son Église et son peuple. Il leur présente ainsi un parfait modèle de la bonté divine et de l’indulgence, et leur apprend que, de même qu’il ne dédaigne pas de nous prendre dans les bras de Son amour, ainsi nous ne devons exclure personne de notre amour et de notre affection chrétienne.

Les appels répétés de Dieu en ce temps sont très clairs et très sérieux : le but qu’ils nous montrent est noble et glorieux, sans en exclure les dangers et les difficultés survenants. La couronne des Philadelphes est d’un haut prix, et mérite bien que les héros de la foi chrétienne et de l’amour entreprennent et osent tout pour elle ; et pour l’encouragement de tous, il n’est pas sans intérêt de dire que les plus importantes difficultés ont été dépassées et renversées- ; le tourbillon abyssal ou gouffre des Enfers (NT : Voyez Révélation des révélations, fol. 104, v. 68.) a été traversé et dépassé, la porte philadelphique déjà ouverte et un chemin tracé pour que nous puissions participer aux pouvoirs du monde futur. La jeune colombe essaie ses ailes, et nous invite avec la voix douce et murmurante de l’amour, comme si elle implorait le secours du Seigneur contre les puissants. Le temps est venu où l’Esprit et la fiancée disent : Viens ; et ceux qui entendent répètent cet appel et disent : Viens. Et celui qui le veut, arrive et boit i’eau de la vie coulant de cette source nouvelle. Oh ! qui veut prêter ses mains, qui veut traverser les nues pour aller rendre hommage à la colombe et se mettre à son service ? Marcher à Votre rencontre, ô colombe, et Vous chercher, pour recevoir Votre ravissant et affectueux accueil, Votre premier et plus tendre amour ? Qui est transporté d’un zèle et d’ardente ambition pour aspirer à se rapprocher de Votre cœur et à se reposer au sein de l’amour divin ? Parce que ceux qui atteignent ce bienheureux état reçoivent de droit les plus hauts honneurs dans le royaume du triomphe : l’onction royale et les dignités de prêtres et de prophètes leur appartiennent. Qu’on ne s imagine ni qu’on n’attende pas que l’Esprit-Saint, en revenant dans l’Eglise, après que les sceaux seront rompus et le règne de l’Antéchrist fini, se laisse lier par quelques formes d’institutions humaines, ou les accepte, parce qu’il voudra dès lors (bien que peu à peu et graduellement) ériger un culte nouveau et plus parlait. Le plus grand obstacle à ceci sera que, chaque parti étant très imbu de ses propres idées (tels les Juifs, lors de la première venue de notre Sauveur) mettra beaucoup d’obstination à les proposer, comme si elles étaient parfaites, et comme si la venue de l’Esprit de Dieu n’était plus nécessaire pour leur plénitude et leur perfection. Car beaucoup qui sont bien établis et consolidés dans leur état actuel subissent des tentations d’autant plus lourdes et espèrent par là conserver leur état, n’obéiront pas dans la suite à la voix de Dieu qui les sollicitera pour une réforme plus complète et plus fondamentale. Et de même que la glace rompue est brisée par le courant impétueux, s’ils essayent d’enrayer le flot de ceux qui iront à l’appel, ils tomberont dans une très mauvaise condition, accablés et calomniés de toutes parts (même par les bons encore inhabiles à discerner ce qu’ils font et qui ne comprennent véritablement pas qu’ils voudraient tout renier et quitter pour le Christ). Il ne manquera pas de semblables héros qui. à rencontre de tous, donneront de généreux témoignages : qui, méprisant toutes considérations temporelles, reconnaîtront et confesseront publiquement le culte de l’Esprit dans son enfance. L’appel est arrivé à l’oreille de ceux-là, et principalement à ceux qui sont les hauts pasteurs et les conducteurs du troupeau de Jésus : à eux parmi tous, incombe le devoir de lever la tète pour s’orienter selon le jour de leurs tribulations et de le reconnaître. Qu’ils considèrent avec joie les champs déjà prêts pour la récolte, car. étant oints du véritable Esprit de Dieu, ils seront envoyés comme Anges-Moissonneurs : c’est ainsi qu’ils obtiendront de meilleurs et plus saints résultats de leurs travaux spirituels Bénis et bienheureux soient ceux qui sont entrés à temps et à bonne heure pour travailler dans la vigne de Dieu : car ils jouissent de tous les hauts et rares privilèges des premiers-nés : et en cette circonstance, ils conquerront avec saint Paul peur leur joie et leur gloire éternelle une couronne inestimable qui est le peuple de leur royaume futur. C’est d’eux que parle particulièrement la prophétie de Daniel (XII. v. 3 et suiv. j : « Les sagaces hommes éclairés, les sages (ou maîtres) luiront comme la splendeur du firmament, et ceux qui en auront conduit beaucoup vers la justice, comme les étoiles du ciel, à toujours et éternellement. » Envoie d’après cela, ô Dieu, d’aussi fidèles travailleurs de ton champ, comme messagers de ton royaume : et fais-les marcher devant nous vers la victoire, la vérité et le jugement ! Oui, fais venir Ton royaume, qu’il s’annonce, que Ta volonté s’accomplisse, ici dans et sur la terre, comme elle s’accomplit au Ciel ! Amen !