Philosophia perennis

Accueil > Symbolisme > Héraclès — la fin de l’héros

Pleins feux sur la Grèce antique

Héraclès — la fin de l’héros

R. Emmanuel

mardi 5 août 2014, par Murilo Cardoso de Castro

Extrait de « Pleins feux sur la Grèce antique »

Voici donc la fin de la légende. Le Héros s’était rendu en Etolie afin de demander en mariage la fille du Roi Oeneus. A la cour du roi il rencontra en la personne d’Archéloos ou Archéloüs, un rival qui briguait la main de la jeune vierge. Ce rival terrorisait la famille du roi en prenant des formes effrayantes ; tantôt il était un taureau redoutable, tantôt un énorme serpent, ou d’un homme à la tête armée de deux cornes et dont la bouche vomissait des flots d’eau. Le roi allait céder à ses menaces lorsqu’arriva Héraclès. Un combat s’engagea entre les deux prétendants, Archéloüs se transforma en serpent, il fut battu, il se transforma ensuite en taureau et vit une de ses cornes arrachée par Héraclès ; pour la conserver, il donna en échange la corne d’Amalthée dont il était possesseur.

Le Héros reçut Déjanire en échange de sa victoire et reprit le chemin de sa patrie. Le couple arriva sur les rives du fleuve Evènos ou Evènus, qui était en crue et le centaure Nessos vint offrir de passer le fleuve avec Déjanire sur son dos, Héraclès accepta cette offre. Le rusé centaure à peine arrivé sur l’autre bord se disposait à enlever Déjanire, lorsqu’Héraclès prit conscience de sa félonie, et d’une flèche empoissonnée il abattit le centaure. Avant de mourir, Nessos donna à Déjanire sa tunique ensanglantée en la persuadant qu’elle pourrait la faire porter à son mari si celui-ci lui était infidèle, de cette manière elle pourrait le garder à elle pour toujours. Trop crédule, la jeune épouse cacha la tunique dans le dessin de l’utiliser à l’occasion (ou un philtre fait de son sang).

Cette occasion se présenta un jour où Héraclès s’attardait en Eubée, retenu par les charmes d’Iole, la fille d’Eu-rytus. Déjanire chargea un jeune esclave, Lychas, de porter la tunique de Nessos à son époux volage, en lui recommandant de lui faire part de sa profonde tendresse.

Héraclès reçut ce présent avec joie, sans soupçonner les dessins de sa femme. A peine s’en fut-il revêtu, qu’un mortel poison s’infiltra dans ses veines et pénétra jusqu’à la moelle de ses os.

En vain essaya-t-il de déchirer cette tunique, elle collait si bien à sa chair qu’il lui fut impossible de l’arracher sans enlever sa chair et ses muscles avec elle. Desséché et sentant sa mort prochaine, le Héros éleva un bûcher sur le mont Ota, y étendit sa peau de lion, se coucha dessus, sa massue en guise d’oreiller et ordonna à son ami Philoctète d’y mettre le feu (d’autres disent que c’est Poan, le père de Philoctète, qui y mit le feu en échange de son arc et de ses flèches).

Dès que les premières flammes crépitèrent, la foudre vint frapper le bûcher qui fut consumé en un instant et Zeus l’enleva dans le ciel.

L’Olympe est en joie du retour d’Héraclès, il est accueilli par Athéna et Apollon, Zeus lui fait une place à ses côtés, Hèra est radieuse et lui donne sa fille Hébé en mariage !

Et après sa mort que se passa-t-il ? Eurysthée poursuivit les fils du Héros et leurs descendants, qui errèrent de climats en climats jusqu’en Grèce, à Athènes où Thésée prit leur défense et dans les combats qui suivirent Eurysthée trouva la mort.


Voir en ligne : Héraclès

Fatal error: Allowed memory size of 536870912 bytes exhausted (tried to allocate 71 bytes) in /var/www/vhosts/sophia.free-h.net/httpdocs/plugins-dist/svp/inc/svp_depoter_distant.php on line 403