Philosophia Perennis

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LA VOIE MÉTAPHYSIQUE

Matgioi : Trigrammes et Hexagrammes

Les Graphiques de Dieu

jeudi 1er mars 2018, par Cardoso de Castro

honnêteté
honestidade
honesty
honneur
honra
honradez
honor
honour
retitude
retidão

Original

L’ambition de l’Occidental est d’être compris : l’ambition de l’Oriental est d’être vrai : en théogonie comme en métaphysique Metaphysik
métaphysique
metafísica
metaphysics
, comme en toute science Wissenschaft
science
sicences
ciência
ciências
ciencia
ciencias
episteme
επιστήμη
epistêmê
transcendantale, ces deux dualité
dyade
duality
dualidad
dualidade
dois
two
deux
ambitions sont exclusives l’une de l’autre. Nous ne pouvons saisir le vrai que s’il est entouré et comme emmailloté d’erreurs. Notre devoir est de toujours distinguer cette erreur, inconsciente et nécessaire, de la vérité aletheia
alêtheia
veritas
vérité
truth
verdad
verdade
Wahrheit
qu’elle recouvre : il est aussi d’en diminuer l’épaisseur et la quantité, afin que, à travers cette enveloppe de plus en plus amincie, la vérité éclate enfin.

C’est dans cet état d’esprit esprit
espírito
spirit
mente
mind
manas
mental
que les mages Jaunes ont construit les graphiques de Dieu Gott
Dieu
Deus
God
Dios
theos
. Ces graphiques portent le générique déterminatif de « Perfection perfection
perfeição
perfección
entelecheia
 ». On énumère deux perfections, (et par suite, deux graphiques de Dieu) : la perfection active et la perfection passive [1]. Mais il n’y a, en réalité Bestand
Grundbestand
Realität 
réalité
realité fondamentale
réalité subsistante
real
réel
realidad
realidade
qu’une seule perfection ; et lavons de suite la métaphysique Chinoise du reproche de dualisme que lui font, à cette occasion, des esprits insuffisamment documentés.

Il n’y a qu’une seule perfection, qu’une seule idée idea
idée
ideia
idea
ιδεα
idéa
de Dieu, qu’une seule « cause causa
cause
aitia
aitía
aition
initiale de toutes choses », Cette perfection, dite « active », est génératrice et réservoir potentiel de toute activité Yin
Yang
passivité
activité
passif
actif
 ; mais elle n’agit point. Elle est et demeure en soi Selbst
soi-même
Soi
si mesmo
Self
si mismo
A non-personal, all-inclusive awareness.
, sans manifestation Offenbarkeit
manifestação
manifestation
manifestación
Bekundungsschichten
possible ; elle est donc inintelligible à l’homme Mensch
homme
être humain
ser humano
human being
homem
hombre
the man
anthropos
hommes
humanité
humanity
état humain
estado humano
human state
, en l’état présent du composé humain.

Lorsque cette perfection s’est manifestée, elle a, sans cesser d’être elle-même, subi la modification anicca
impermanence
impermanência
changement
mudança
change
altération
alteração
modification
modificação
qui la rend intelligible intelligible
intelligibles
noeton
kosmos noetos
inteligível
inteligíveis
inteligible
inteligibles
à l’ esprit humain ; peu importe que cette manifestation soit un acte acte
puissance
energeia
dynamis
simple simplicité
simplicidade
spimplicidad
simplicity
simple
simples
de volonté voluntas
volonté
vontade
voluntad
volition
the will
, ou une action action
praxis
agir
atuar
ação
act
acción
prattein
véritable ; du fait même que la perfection a agi, elle est propre à entrer dans la conceptualité ; et elle se dénomme alors la perfection passive (Khouèn). La Perfection est une et inintelligible à l’homme : pour qu’on puisse en parler, il faut qu’elle devienne, ou du moins qu’on suppose quelle peut devenir intelligible. Et ainsi on la représente par deux graphiques différents. Mais il n’y a tout de même qu’une seule et unique perfection, et qu’une seule cause initiale.

Retenons bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
que notre esprit ne saisit que le nombre Zahl
nombre
número
number
nombres
números
numbers
, qu’il n’est pas apte à saisir l’Unité Einheit
unité
unidade
unidad
unity
, et moins encore le zéro, qui est l’unité avant toute manifestation. Retenons aussi qu’on ne peut dire qu’il y a dualisme que là où il y a deux principes contraires ou différents ; et que deux ou cent aspects d’un seul principe Principe
arche
arkhê
princípio
Princípio
Principio
Principle
ne sauraient constituer ni dualisme ni multiplicité. — Ici, comme partout ailleurs, le Grand Principe est un, et c’est pour situer son fils
filho
hijo
son
unité non manifestée au-dessus de toutes les tentatives possibles de l’intelligence intelligence
inteligência
inteligencia
humaine, que le sage sophia
sagesse
sabedoria
wisdom
sabedoría
σοφία
Sage
Sábio
propose, à notre contemplation contemplation
theoria
theoría
contemplação
contemplación
et à notre étude, non pas le principe en soi, qui ne saurait être nommé seulement sans être défiguré, mais, l’aspect forme
eidos
eîdos
aspecto
perfil
aspect
du Grand Principe, manifesté et reflété dans la conscience Gewissen
conscience
consciência
conciencia
consciencia
Bewusstsein
Bewußtsein
consciencidade
consciousness
conscient
purusârtha
humaine.

Je suis obligé d’insister là-dessus d’une sorte presque excessive, et je recommencerai à le faire pour l’In-yang, ou symbole symbolon
symbolisme
symboles
symbole
simbolismo
símbolo
símbolos
symbol
symbolism
symbols
du Grand-Extrême. Car il est étonnant et presque ridicule de voir des esprits excellents faire, à un système de métaphysique, ou à une tradition diadosis
tradition
tradição
tradición
occulte, le reproche d’un dualisme, qui n’y a été introduit qu’à cause de l’imperfection actuelle de la mentalité humaine, et pour se laisser approcher de cette mentalité. Il y a un reproche à faire, en effet : mais c’est à eux-mêmes que ces excellents esprits doivent l’adresser, en se gourmandant d’être encore demeurés des hommes. Il faut nous y résigner : nous ne saurons jamais, comme hommes, la vérité, et ce que nous croyons la vérité n’est pas la vérité, précisément parce que nous comprenons qu’elle l’est ou qu’elle peut l’être Sein
Seyn
l’être
estre
o ser
seer
the being
be-ing
el ser
esse
sattva
sattā
 [2]. C’est donc avec une précaution infinie, que la Tradition comporte un aspect de la vérité — ou de Dieu — capable enfin d’être saisi par notre intelligence. Et afin que cet aspect ne soit pas prononcé (et ne donne pas lieu Ort
lieu
lugar
location
locus
place
, par suite, à une phrase fausse ou à des interprétations mensongères), cet aspect n’est pas un caractère, n’est même pas une idée : c’est un dessin. Tel est l’arcane, linéaire et métaphysique, de la Perfection Passive (Khouen Terre
Terra
Earth
Tierra
Gea
Khouen
).

Et, pour pénétrer à fond cette question Frage
fragen
question
questão
questionner
questionar
pergunta
perguntar
pregunta
preguntar
et n’y plus revenir, cet aspect n’est pas un reflet reflet
reflexo
reflex
. La perfection passive n’est pas un reflet de la perfection active, comme serait, dans l’eau eau
água
water
hydro
, le reflet d’un astre, c’est-à-dire la moitié d’une fiction. La Perfection passive est absolument une entité, une entité identique, ou mieux, qui doit être identique à l’ entité de la Perfection active, sauf par cette circonstance, que nous pouvons approcher d’elle. Autrement dit, la Perfection active, saisie par notre entendement imparfait, voilà la Perfection passive ; cependant elle demeure la Perfection, et c’est en cela qu’éclate sa mystérieuse réalité abstraite.

Si nous transposons la vérité numérale dans le plan divin divin
divinité
divino
divindade
divindad
divine
divinity
Godhead
(ou métaphysique transcendantal), nous pouvons dire que la Perfection passive est à la Perfection active comme le un est au zéro, lesquels, tout en étant des chiffres différents, ne sont qu’un seul nombre, et le premier des nombres et le seul nombre.

[...]

La représentation graphique de la Perfection, telle qu’on la voit en tête de cet article, est conçue d’après le symbolisme le plus simple. Le dessin de l’idée infinie étant indéfini, ne comporte rien de mieux qu’un élément sans commencement ni fin ; et ainsi c’est la ligne droite droite
direita
right
indéfiniment prolongeable de part et d’autre : elle se termine bien entendu dans le graphique, par la limite Endlichkeit
finitude
finitude
finitud
finite
limit
limite
limitação
limitación
limitation
de la nécessité Notwendigkeit
nécessité
necessidade
necesidad
necessity
besoin
need
ananke
matérielle, mais elle ne se termine point dans la pensée denken
pensar
penser
think
pensamento
pensée
pensamiento
thinking
, ni dans la supposition. C’est en cela que, malgré l’apparence Scheinen
paraître
aparentar
parecer ser
aparência
seeming
Schein
apparence
semblance
, le symbolisme de la ligne droite est supérieur à celui de la ligne courbe fermée, ou de la circonférence cercle
círculo
circle
circonférence
circunferência
 : celle-ci, semblable au serpent serpent
serpente
snake
qui se mord la queue, populaire et fausse apparence de l’Éternité aion
aiôn
éon
éternité
eternidade
eternity
eternidad
, semble ne se point terminer en circonvoluant indéfiniment sur soi-même ; mais, en réalité, et avec précision, elle enclôt un espace Raum
Räumlichkeit
räumlich
espace
espacialité
espaço
espacialidade
espacial
espacio
espacialidad
space
spaciality
spatial
, elle détermine une surface, qui est le cercle, qui a une mesure, et qui est donc fini. Et rien ne peut empêcher cette détermination, c’est-à-dire cette infériorité et cette insuffisance notoire du symbole.

Au contraire la ligne droite, à mesure qu’on la prolonge, par une supposition perpétuelle, se dépersonnalise, et est la propre image image
imagem
imagen
imaginação
imagination
kalpanā
de l’indéfini, puisqu’elle ne détermine, n’enserre, ne définit rien. Bien mieux : si je suppose un plan quelconque engendré par cette droite, j’ai l’indéfini de l’espace ; et si je suppose simultanés tous les plans engendrés par cette droite indéfinie, j’ai le « volume universel », c’est-à-dire le symbole de l’infini Unendlichkeit
unendlich
Infinito
Infini
Infinite
Infinité
. Et c’est pourquoi on voit la supériorité, presque toujours méconnue, de la ligne droite sur la circonférence, en tant que représentation symbolique.

Si maintenant nous pensons la Perfection, c’est-à-dire si notre pensée fait, de la Perfection active, la Perfection passive, nous reconnaissons l’identité Identität
identité
identidade
identity
identidad
absolue de ces entités quant au fond, sinon quant à la forme ; et nous attachons, par le seul fait de notre pensée, à la perfection passive, l’idée de notre multiplicité et de notre divisibilité (caractère spécial de la modification humaine et de la pensée, spécial à l’ état humain).

Ainsi le symbole de la perfection passive doit être en tout point celui de l’active, et doit engendrer en plus l’ idée de la multiplicité (le « plus » déterminatif est un « moins » métaphysique). C’est pourquoi le symbole de la Perfection passive sera la ligne droite indéfinie, avec une série indéfinie de solutions de continuité. Telle est la signification du trait brisé au point de vue Sicht
vue
visão
seeing
visión
opsis
de la divisibilité de l’Être, c’est-à-dire au point de vue de la multiplicité des actions et des formes. Et ainsi nous possédons deux symbolismes justes, puissants, et simples : c’est sur eux que sont construits les trigrammes trigrammes
trigramme
hexagrammes
hexagramme
trigrama
trigramas
hexagrama
hexagramas
trigrams
trigram
hexagrams
hexagram
de Fohi, les hexagrammes du Yiking, et les soixante-quatre quatre
quaternité
quaternidade
cuatro
cuaternidad
four
quaternity
fourfoldness
arcanes de l’Évolution evolução
évolution
evolution
evolución
.

Comme nous l’avons déjà dit, la Perfection active n’agit pas, mais elle est « grosse » de toute action, et, au point de vue humain, le principe action est la preuve de sa perfection, et le commencement de la possibilité possibilité
potentialité
Toute-Possibilité
pouvoir
poder
power
de son intellection intellection
intelecção
intelección
cognição
cognición
cognition
mentation
. C’est pourquoi, s’adressant à des êtres humains, et désirant leur faire comprendre verstehen
entendre
comprendre
entender
compreender
comprender
understand
la plus haute portée humaine de la Métaphysique, le mage chinois met en première ligne l’activité [3] : et la suprême marque de l’activité, pour la perfection, est la faculté d’engendrer parfaitement, c’est-à-dire de se reproduire soi-même sans secours. Cette idée, toute naturelle — et que, sans faire le moindre jeu jeu
jogo
juego
play
lila
lîlâ
game
de mots Wort
mot
palavra
palabra
word
Worte
rema
parole
mot
mots
, on peut appeler l’idée-mère mère
mãe
mother
madre
— se traduit dans le symbolisme graphique, en doublant le signe semeion
signe
miracle
sinal
milagre
signal
miracle
de la perfection (active ou passive, trait continu ou trait brisé) par un trait semblable. Ainsi est formé le digramme. Ce digramme est précisément la représentative symbolique du Père et de la Mère, c’est-à-dire des moyens richesse
abondance
riqueza
abundância
wealth
prospérité
Artha
moyens
means
meios
de la conception begreifen 
concevoir
conceber
Begriff
conceito
concept
conception
concepção
concepción
 ; ainsi les deux traits conçoivent le troisième ; le Père et la Mère engendrent l’enfant ; et, dans le symbolisme, le trigramme immédiatement sort du digramme, qui n’est pas un état permanent, mais un passage de l’Unité à la Triade trinité
trois
triade
ternaire
trindade
três
tríade
ternário
trinity
three
triad
Trimûrti
Trimurti
. Telle est la genèse genèse
genesis
génesis
des trigrammes de Fohi.

Appuyons sur ce fait, d’une profonde conséquence métaphysique et morale, que l’état digrammatique n’existe que comme un instant. Dans l’œuvre formidable du Yiking et de tous ses commentaires, l’existence Existenz
existence
exister
existentia
existência
existencia
bios
du digramme est mentionnée une fois, sur la valeur Wert
valeur
valor
value
Werte
valeurs
valores
values
valioso
valuable
tesouro
treasure
trésor
typographique d’une ligne de lettres occidentales. Ainsi il est précisé, par un volontaire silence silence
silêncio
silencio
discrétion
sobriété
discrição
sobriedade
discretion
sobriety
sobriedad
, que ce n’est pas un état logique lógica
logique
logic
Logik
tarka-vidyā
nyāya
nyaya
, mais seulement un instant nécessaire entre l’Unité et la Trinité. Seul le Père vaut d’exister, et l’androgyne éternel ne se sépare que pour se féconder lui-même. Et l’instant est mathématique Mathematik
mathématique
matemática
mathematics
 ; le père et la mère n’existent que pour créer : au moment de la création Création
Criação
criação
creation
creación
, ils sont unis et ne forment qu’un ; au moment où ils se séparent, le germe existe, et ils sont déjà trois [4]. — On peut s’intéresser à pousser ce principe dans tous les mondes : ainsi il n’ est point de bien et de mal Übel
Böse
mal
evil
maligno
malefic
the bad
kakos
hors de la relativité humaine ; ainsi il n’est point d’union déification
theosis
deificação
deificación
union
união
unión
de l’âme âme
psyche
psukhê
alma
soul
atman
ātman
et du corps Körper
corpo
corps
cuerpo
body
Deha
hors de l’esprit ; ainsi, pour parler catholique et Kabbale Kabbale
Cabala
Cábala
Kabbalah
Qabbala
Qabale
, il n’est point de Père et de Fils sans Saint sainteté
santidade
sainthood
saint
santo
Heiligkeit
holiness
santidad
-Esprit : le mystère mystère
mysterion
mystères
mistério
mistérios
mystery
mysteries
chrétien de la Trinité devient un axiome ; et les sociétés et les religions, qui négligent le Verbe de Saint jean et le Paraclet, ne sont que d’illogiques et monstrueuses agglomérations. Nous laissons à nos lecteurs, qui sont évidemment informés sur toutes ces questions, le plaisir plaisir
prazer
pleasure
hedone
kama
kāma
kâma
amour du plaisir
philedonía
, à la fois délicat et facile, de tirer de ce théorème métaphysique toutes les déductions qu’il comporte.

Naturellement les trigrammes composés des mêmes traits sont ceux de la Perfection. En composant ensemble, dans toutes positions possibles, le trait continu et le trait brisé, on obtient huit trigrammes, qui sont les « Trigrammes de Fohi » et la base de tout le symbolisme métaphysique des Jaunes.

De ces trigrammes sortent les hexagrammes qui constituent la trame du Yiking. Pratiquement, mécaniquement pour ainsi dire, ils « évoluent » les uns par les autres. En doublant les trigrammes initiaux, c’est-à-dire en les écrivant deux fois l’un L'Un
hen
hén
Uno
the One
sur l’autre, et en les inscrivant comme on inscrit un octogone dans un cercle, on obtient le tableau magique, appelé dans le peuple : Hado. Si, autour du centre centre
centro
center
unique, on fait tourner de gauche gauche
esquerda
izquierda
left
à droite le cercle des trigrammes extérieurs, et simultanément, de droite à gauche, le cercle des trigrammes intérieurs, on obtient soixante-quatre situations de six traits, différentes les unes des autres, qui constituent les soixante-quatre arcanes de l’Évolution, la soixante-cinquième situation étant exactement la première, et reproduisant les deux hexagrammes de la Perfection. L’explication, les formules et les commentaires de ces séries forment précisément le Yiking, dont est justifié ainsi, même graphiquement, le titre de : « Changements dans la révolution circulaire », en même temps qu’est symbolisé, dans toutes ses modifications et dans sa transformation transformation
transformação
transformación
mutation
mutação
mutación
Wandlung
Überführung
transformateur
transfiguration
transfiguração
transfiguración
finale, le dogme fondamental de la Tradition extrême orientale. Nous développerons d’ailleurs en son temps ce symbolisme si simple et si parfait.

Il y a une raison profonde au doublement des trigrammes et à leur conversion en hexagrammes ; cette raison, à la fois humaine et métaphysique, est familière à chacun. Le trigramme — ou, pour généraliser, l’idée ternaire qu’il représente — est l’image d’une entité métaphysique réellement existante, mais éloignée de l’humanité à l’infini, et tout au bout et au-dessus de son horizon intellectuel. Il se reflète dans notre entendement comme un objet sujet
objet
sujeito
objeto
subject
object
Subjekt
Objekt
se reflète dans l’eau qui baigne sa base, ou comme, en pleine mer, la lune Lune
lua
luna
moon
, dans l’océan où elle va sombrer. Ainsi, le trigramme céleste et son reflet dans notre raison produisent l’hexagramme. Et ici encore éclate le principe ternaire ; car le ciel ciel
cieux
céu
céus
heaven
heavens
cielo
cielos
ouranos
Khien
Thien
ne se reflète sur la terre qu’à travers le cœur coeur
kardia
cœur
coração
coración
heart
de l’homme ; car le monument ne se réfléchit dans l’eau que grâce à la lumière Licht
lumière
luz
light
phos
du jour ; car l’âme n’influe sur le corps que par l’intermédiaire de l’Esprit ; car le Fils ne communique la grâce du Père, et le Père ne répand les mérites du Fils que par la vertu arete
excellence
vertu
vertue
virtude
virtue
virtud
de l’Esprit-Saint Esprit-Saint
Saint-Esprit
Espírito Santo
Holy Ghost
Holy Spirit
Le Saint-Esprit représente, comme la Vierge, le mystère du divin Amour. [Frithjof Schuon]
— Trois fait un, par l’effet d’un deux fugitif et latent. Et l’hexagramme est un ennéagramme, dont le trigramme céleste est réel, dont le trigramme humain est un reflet, et dont le trigramme spirituel s’inscrit en des milieux si ténus et si fluides qu’il ne laisse nulle part de trace et de témoin spéctateur
espectador
spectator
témoin
testemunha
witness
, et que la logique seule indique la nécessité de son existence.

Português

A ambição do ocidental é de ser compreendido ; a ambição do oriental é de ser verdadeiro ; em teogonia como em metafísica, como em toda ciência transcendental, estas duas ambições são excludentes. Não podemos captar a verdade se estamos cercados e como que embrulhados em erros. Nosso dever é o de sempre distinguir este erro, inconsciente e necessário, da verdade que ele cobre ; e também o de diminuir sua espessura e quantidade a fim de que, através deste envelope cada vez mais delgado, a verdade resplandeça enfim.

Foi
foi
faith
pistis
neste estado de espírito que os sábios amarelos construíram os grafismos de Deus. Estes grafismos carregam a denominação genérica de “Perfeição”. São enumeradas duas perfeições (e portanto dois grafismos de Deus) : a perfeição ativa e a perfeição passiva [5]. Mas não existe, em realidade, senão uma única perfeição ; e livremos desde já a metafísica chinesa da acusação de dualismo que lhe foi feita, a respeito, por espíritos insuficientemente documentados.

Não existe mais do que uma única perfeição, uma só ideia de Deus, uma só “causa inicial de todas as coisas”, Esta perfeição, chamada de “ativa”, é geratriz e reservatório potencial de toda atividade ; mas ela não age. Ela é e permanece em si, sem manifestação Erscheinung
apparition
manifestação
aparecimento
apariencia
appearance
Erscheinende
aparição
possível ; ela é assim ininteligível ao homem, no estado presente do composto skandha
khandas
agrégat
amas
agregado
composto
assemblage
humano.

Desde que esta perfeição manifestou-se, ela – sem deixar de ser ela mesma – sofreu a modificação que a tornou inteligível ao espírito humano ; pouco importa que esta manifestação tenha sido um ato simples de vontade, ou uma ação verdadeira ; pelo simples fato de que esta perfeição agiu, ela se torna passível de conceituação e recebe a denominação de “perfeição passiva”(Khouen). A Perfeição é uma e ininteligível ao homem : para que se possa falar dela, é preciso que ela se torne, ou ao menos que possamos supor que ela se possa se tornar inteligível. E assim nos a representamos por dois grafismos diferentes. Mas não existe senão uma só e mesma perfeição, e uma só causa inicial.

Lembremo-nos que nosso espírito não capta senão o número, que ele não está apto para captar a Unidade, e menos ainda o zero, que é a unidade antes de qualquer manifestação. Lembremo-nos também que não se pode dizer que haja dualismo senão aonde existem dois princípios contrários ou diferentes ; e que dois ou cem aspectos de um mesmo princípio não podem constituir nem dualismo nem multiplicidade Vielfalt
Mannigfaltigkeit
multiplicité
multiplicidade
multiplicidad
multiple
múltiplo
multiplicity
dez mil
ten thousand
dix mille
. Aqui, como em toda parte, o Grande Princípio é um, e é para situar sua unidade não-manifestada acima de todas as tentativas possíveis da inteligência humana, que o sábio propõe, para nossa contemplação e nosso estudo, não o princípio em si – que não poderia sequer ser nomeado sem ser desfigurado –, mas o aspecto do Grande Princípio, manifestado e refletido na consciência humana.

Sou obrigado a insistir nisto acima de modo quase excessivo, e o farei também para o Yin-Yang, ou símbolo do Grande Extremo. Pois é espantoso e quase ridículo ver espíritos excelentes, diante de um sistema metafísico ou de uma tradição oculta, acusarem-na de um dualismo que só foi introduzido nela pela imperfeição atual da mentalidade humana, e para que ela se aproximasse desta mentalidade. Há uma censura a fazer Herstellen
produire
produzir
production
producir
Herstellung
produção
production
poiesis
poiein
producteur
produtor
productor
fazer
fazimento
doer
, de fato : mas é a si mesmos que estes excelentes espíritos devem dirigi-la, repreendendo-se por ainda continuarem sendo Seiende
Seiendes
Seienden
l'étant
étants
ente
entes
sendo
beings
being
homens. É preciso nos resignarmos : jamais saberemos, enquanto homens, a verdade, e aquilo que cremos como verdade não é a verdade, exatamente porque compreendemos que ela o é, ou que ela pode sê-lo [6]. É assim com uma precaução infinita, que a Tradição comporta um aspecto da verdade – ou de Deus – capaz de enfim ser captada pela nossa inteligência. E a fim de que este aspecto não seja pronunciado (e não dê lugar, portanto, a uma frase falsa ou a interpretações errôneas), ele não possui um caracter, nem mesmo uma ideia : é um desenho. Este é o arcano, linear e metafísico, da Perfeição Passiva (Khouen).

E, para penetrarmos no fundo desta questão e não voltarmos mais a ela, este aspecto não é um reflexo miroir
espelho
espejo
glass
reflexo
reflexão
reflex
refléxion
. A Perfeição Passiva não é um reflexo da Perfeição Ativa, como seria, na água, o reflexo de um astro, ou seja a metade de uma ficção. A Perfeição Passiva é de modo absoluto Absolu
Absoluto
Absolute
Absoluteness
uma entidade idêntica, ou melhor, que deve ser idêntica à entidade da Perfeição Ativa, salvo por esta circunstância, que é o podermos nos aproximar dela. Dito de outra maneira, a Perfeição Ativa, captada pelo nosso entendimento Verständnis
compreensão
entendimento
compréhension
entente
comprensión
understanding
imperfeito, torna-se a Perfeição Passiva ; entretanto ela permanece a Perfeição, e é aí que aparece sua misteriosa realidade abstrata.

Se transpusemos a verdade numérica para o plano divino (ou metafísico transcendental), podemos dizer que a Perfeição Passiva está para a Perfeição Ativa assim como o um está para o zero, sendo que ambos, mesmo sendo cifras diferentes, não passam do mesmo número, o primeiro dos números e o único número.

[...]

A representação gráfica da Perfeição, como vemos no início Anfang
origine
começo
início
comienzo
origem
arche
Anfängnis
começar
iniciar
deste capítulo, é concebida através do simbolismo mais simples. Como o desenho da ideia de infinito é indefinido, nada Nichts
néant
nada
nothing
VOIRE vide
melhor que ele comporte um elemento sem começo nem fim : e assim é a linha reta que se prolonga indefinidamente de um lado e de outro ; ela termina no desenho, bem entendido, pela limitação da necessidade material matière
matéria
matter
hyle
material
matériel
materialidade
matérialité
materiality
materialidad
, mas ela não termina no pensamento, nem na suposição. É nisto que, malgrado as aparências, o simbolismo da linha reta é superior ao da linha curva fechada, ou da circunferência : esta, semelhante à serpente que morde a própria cauda, popular e falsa aparência da Eternidade, parece nunca terminar de circunvalar indefinidamente sobre si mesma ; mas, em realidade, e com precisão, ela encerra um espaço, ela determina uma superfície, que é o círculo, que possui uma medida, e que portanto é finito. E nada pode impedir esta determinação, vale dizer esta inferioridade e insuficiência notórias do símbolo.

Ao contrário, na medida em que prolongamos a linha reta, por uma suposição perpétua, ela se despersonaliza e se torna a própria imagem do indefinido, pois ela não determina, não encerra, não define nada. Melhor ainda : se imaginarmos um plano qualquer engendrado por esta reta, teremos a indefinição do espaço ; e se imaginarmos simultaneamente todos os planos engendrados por esta reta indefinida, teremos o “volume universal”, ou seja o símbolo do Infinito. E é por isso que consideramos a superioridade, quase sempre ignorada, da linha reta em relação Beziehung
Bezug
Verhältnis
Weiter-reden 
relation
relação
relación
rapport
ao círculo, enquanto representação simbólica daquilo que se trata.

Se agora pensarmos na Perfeição, vale dizer, se nosso pensamento faz da Perfeição Ativa a Perfeição Passiva, reconheceremos a identidade absoluta destas entidades quanto ao fundo, senão quanto à forma ; e ligamos, apenas por pensarmos, à esta Perfeição Passiva, a ideia de nossa multiplicidade e de nossa divisibilidade (característica específica da modificação humana e do pensamento, específico do estado humano).

Assim, o símbolo da Perfeição Passiva deve ser em tudo o mesmo da Ativa, e deve engendrar ainda a ideia de multiplicidade (o “mais” determinativo é um “menos” metafísico). É por isso que o símbolo da Perfeição Passiva será a linha reta indefinida, mas com uma série indefinida de soluções de continuidade. Tal é o significado do traço truncado do ponto le point
ponto
punto
center
centro
de vista da divisibilidade do Ser, ou seja do ponto de vista das ações e das formas. E assim possuímos dois simbolizamos justos, poderosos, simples : é sobre eles que são construídos os trigramas de Fo Hi, os hexagramas do Yi Ching, e os sessenta e quatro arcanos da Evolução [7].

Como já dissemos, a Perfeição Ativa não age, mas ela é a “partida” de toda ação, e, do ponto de vista humano, o princípio ação é a prova Beweis
démonstration
prova
proof
de sua perfeição, e o começo da possibilidade de sua intelecção. É por isso que, dirigindo-se a seres humanos, e desejando fazê-los compreender o mais alto alcance humano da Metafísica, o sábio chinês colocou na primeira linha a atividade [8] : e a suprema marca da atividade, para a perfeição, é a faculdade de engendrar perfeitamente, ou seja, de reproduzir a si mesma sem ajuda. Esta ideia, natural – e que, sem o menor jogo de palavras, podemos chamar de ideia-mãe – traduz-se no simbolismo gráfico, duplicando o signo da perfeição (ativa ou passiva, traço contínuo ou traço truncado) com um traço semelhante. Assim se forma o digrama. Este digrama é precisamente a representação simbólica do Pai Père
Pai
Padre
Father
Abba
e da Mãe, ou seja dos meios de concepção ; assim os dois traços concebem o terceiro ; o Pai e a Mãe engendram o filho ; e, no simbolismo, o trigrama imediatamente sai do digrama, que não é um estado permanente, mas uma passagem da Unidade à Tríade. Esta é a gênese dos trigramas de Fo Hi.

Guardemos este fato, de uma profunda consequência metafísica e moral, que é o estado digramático não existir senão como um instante. Na obra formidável do Yi Ching e de todos os seus comentários, a existência do digrama é mencionada uma vez, e não ocupa mais do que uma linha em tipos ocidentais. Assim fica claro, por um silêncio voluntário, que este não é um estado lógico, mas apenas um instante necessário entre a Unidade e a Trindade. Somente o Pai existe, e o andrógino eterno só se separa para fecundar a si mesmo. E o instante é matemático : o pai e a mãe não existem senão para criar : no momento da criação, eles estão unidos e não formam mais do que um ; no momento em que eles se separam, o germe já existe, e eles são três [9]. Pode ser interessante levar este princípio a todos os mundos : assim, não existe bem e mal fora da atividade humana ; assim, não existe união da alma e do corpo sem o espírito. Assim, para falarmos em termos católicos e cabalísticos, não existe Pai e Filho sem Espírito Santo : o mistério da Trindade tornou-se um axioma ; e as sociedades e religiões que negligenciam o Verbo de São João e o Paráclito, não passam de ilógicas e monstruosas aglomerações. Deixamos aos leitores, que estão evidentemente informados sobre todas estas questões, o prazer, delicado e fácil, de tirar deste teorema metafísico todas as deduções que ele comporta.

Naturalmente os trigramas compostos dos mesmos traços são aqueles da Perfeição. Colocando juntos, em todas as posições possíveis, o traço comum e o traço truncado, obtém-se oito trigramas, que são os “Trigramas de Fo Hi” e a base de todo o simbolismo metafísico dos povos amarelos.

Destes trigramas saem os hexagramas que constituem a trama do Yi Ching. Praticamente, mecanicamente, por assim dizer, eles “evoluem” uns para os outros. Dobrando os trigramas iniciais, ou seja escrevendo-os duas vezes um sobre o outro, e inscrevendo-os como se inscreve um octógono num círculo, obtém-se um quadro mágico, chamado pelo povo de Hado. Se, ao redor deste centro único, fazemos girar da esquerda para a direita o círculo dos trigramas exteriores, e simultaneamente, da direita para a esquerda, o círculo dos trigramas interiores, obtemos sessenta e quatro situações de seis traços, todas diferentes entre si, que constituem os sessenta e quatro arcanos da Evolução, sendo a sexagésima quinta situação exatamente a primeira, reproduzindo os dois hexagramas da Perfeição. A explicação, as fórmulas e os comentários destas séries formam precisamente o Yi Ching, que assim justifica, mesmo graficamente, o título de “Mutações na revolução circular”, ao mesmo tempo em que simboliza, em todas as suas modificações e na sua transformação final, o dogma fundamental da Tradição extremo-oriental. Desenvolveremos a tempo em outra parte este simbolismo tão simples e tão perfeito.

Existe uma razão dianoia
la raison
raison discursive
reason
razão
razón
profunda para o desdobramento dos trigramas e sua conversão em hexagramas ; esta razão, a um tempo humana e metafísica, é familiar a qualquer pessoa Einzelnhet
singularité
singularidade
singularity
singularidad
individuality
individualidade
individualidad
individuation
individuação
individu
indivíduo
individuum
individual
vereinzelt
isolé
Vereinzeltung
isolement
Vereinzelung
esseulement
singularização
créature
criatura
creature
personne
pessoa
person
. O trigrama – ou, para generalizar, a ideia ternária que ele representa – é a imagem de uma entidade metafísica realmente existente, mas distante do horizonte da Humanidade até o infinito, e nos confins e acima de seu horizonte intelectual. Ele reflete-se em nosso entendimento como um objeto reflete-se na água que banha sua base, ou como, em pleno mar, a lua reflete-se no oceano ao se por. Assim, o trigrama celeste e seu reflexo em nossa razão produzem o hexagrama, E aqui ainda aparece o princípio ternário ; pois o céu não se reflete sobre a terra senão através do coração do homem ; pois o monumento não se reflete na água senão graças à luz do dia ; pois a alma não influi sobre o corpo senão através do Espírito ; pois o Filho não comunica a graça ao Pai, e o Pai não derrama os méritos do Filho senão em virtude do Espírito Santo – três fazem um, pelo efeito de um dois fugitivo e latente. E o hexagrama é um eneagrama, do qual o trigrama celeste é real, o trigrama humano é um reflexo, e o trigrama espiritual inscreve-se nos meandros tão finos e fluídos que ele não deixa traço nem testemunho, e apenas a lógica indica a necessidade de sua existência.


Voir en ligne : MATGIOI


[1Khièn et Khouèn. Ces deux termes généralisateurs sont employés pour désigner l’idée de Dieu ; nous continuons à la rendre par Perfection, terme inférieur. Mais nous répugnons à charger la métaphysique transcendantale d’une nouvelle terminologie, nous rappelant que les terminologies sont des sujets de discussions, d’erreurs, et de discrédit ; ceux qui les créent, pour les besoins apparents de leurs démonstrations, en hérissent incompréhensiblement leurs textes, et s’y attachent avec tant d’amour que souvent ces terminologies, arides et inutiles, finissent par constituer l’unique nouveauté du système proposé.

[2Car, si la vérité est parfaite et que nous ayons la vérité, nous participons à la perfection, et nous sommes des dieux : cette supposition paraît ridicule ; ou bien, si nous sommes imparfaits et si nous possédons la vérité, c’est alors que la vérité n’est point parfaite ; et cette fois, la supposition est vraiment ridicule.

[3Le caractère Khien qui représente la Perfection dans l’ idéogrammatique, se traduit, en langage, par ce terme : l’Activité du Ciel.

[4Et dans la pratique, le Jaune calcule ses années de telle sorte qu’il compte dix mois au jour de sa naissance.

[5Khien e Khouen. Estes dois termos genéricos são empregados para designar a ideia de Deus ; continuamos empregando para ela a Perfeição, termo inferior. Mas não queremos carregar a metafísica transcendental com uma nova terminologia, lembrando que as terminologias são objeto de discussões, erros e descrédito ; aqueles que as criam, pela necessidade aparente de suas demonstrações, lotam com elas seus textos de forma incompreensível, e agarram-se a elas com tanto amor que muitas vezes estas terminologias, áridas e inúteis, acabam por ser a única novidade do sistema proposto.

[6Pois, se a verdade é perfeita e nós a possuímos, nós então participamos da perfeição, e somos deuses ; esta suposição parece ridícula ; ao contrário, se somos imperfeitos e possuímos a verdade, então é a verdade que não é perfeita ; e, desta vez, a suposição é verdadeiramente ridícula.

[7Matgioi utiliza o termo “evolução” no sentido de “transmutação”, sem absolutamente nenhuma ligação com o “evolucionismo” de Darwin e sucessores. (N.T.)

[8O caracter Khien que representa ideogramaticamente a Perfeição traduz-se, na linguagem, pelo termo : Atividade do Céu.

[9E na prática, os amarelos calculam sua idade acrescentando dez meses ao dia do seu nascimento.

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