Philosophia Perennis

Accueil > Tradition chinoise > Le retour au Principe

Le retour au Principe

dimanche 16 novembre 2008

A. — Quand un lettré d’ordre supérieur a entendu parler du retour au Principe, il s’y applique avec zèle. Si c’est un lettré d’ordre moyen, il s’y applique avec indécision. Si c’est un lettré d’ordre inférieur, il s’en moque. Et c’est une marque de la vérité de cette doctrine, que cette sorte de gens s’en moque. Le fait qu’ils ne la comprennent pas, prouve sa transcendance.

B. — On dit, comme en proverbe : ceux qui ont compris le Principe, sont comme aveuglés ; ceux qui tendent vers lui, sont comme désorientés ; ceux qui l’ont atteint, paraissent comme vulgaires. C’est que, la grande vertu se creuse comme une vallée, la grande lumière se voile volontairement de ténèbres, la vertu vaste fait croire qu’elle est défectueuse, la vertu solide se donne l’air de l’incapacité, le Sage cache ses qualités sous des dehors plutôt rebutants.

C. — Celui-là serait bien trompé, qui croirait à ces apparences : Carré si grand que ses angles sont invisibles (infini) ! Grand vase jamais fini ! Grand sens dans un faible son ! Grand type mais insaisissable ! le Sage ressemble au Principe. Or, le Principe est latent et n’a pas de nom, mais par sa douce communication, tout est produit. Ainsi, à proportion, du Sage.

Lao-Tzeu, 41.


Voir en ligne : Les pères du système taoïste

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.