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Schuon : D’où part le Bouddhisme ?

lundi 24 novembre 2008

honnêteté
honestidade
honesty
honneur
honra
honradez
honor
honour
retitude
retidão

Original

Le Bouddhisme part, non pas de la notion de l’égo comme le font les religions d’origine Anfang
origine
começo
início
comienzo
origem
arche
Anfängnis
começar
iniciar
sémitique, mais de la réalité Bestand
Grundbestand
Realität 
réalité
realité fondamentale
réalité subsistante
real
réel
realidad
realidade
reality
tout empirique de la souffrance douleur
dor
dolor
pain
lype
souffrance
sofrimento
sofrimiento
suffering
 ; son tremplin spirituel n’est pas le contenant que nous sommes, mais le contenu que nous vivons : le « moi » est un assemblage skandha
khandas
agrégat
amas
agregado
composto
assemblage
éphémère de sensations, d’où l’apparente négation de l’ « âme âme
psyche
psukhê
alma
soul
atman
ātman
 », qui résulte de la même perspective que l’apparente négation de « Dieu Gott
Dieu
Deus
God
Dios
theos
 ». Le Bouddhisme n’est que logique lógica
logique
logic
Logik
tarka-vidyā
nyāya
nyaya
avec lui-même en niant la continuité de l’âme sensorielle.

C’est seulement quand ce contenant abstrait qu’est l’égo devient à son tour contenu empirique, qu’intervient la perspective métaphysique Metaphysik
métaphysique
metafísica
metaphysics
qui, elle, exclut a fortiori tout égocentrisme. Le Bouddhisme devient métaphysique quand le « moi », dans le processus d’extinction Nirvana
Nirvāṇa
extinction
fana
parinirvāna
l’état de délivré
, est perçu concrètement comme « désir désir
epithymia
epithymía
épithymétikon
épithymia
concupiscence
convoitise
 » et partant comme « douleur ». (Frithjof Schuon Schuon Frithjof Schuon (1907-1998), pérennialiste, lecteur et correspondant du métaphysicien français René Guénon. , Perspectives spirituelles et faits humains)

Cutsinger

Buddhism Bouddha
Buddha
Buda
boudhisme
buddhism
budismo
does not begin with the notion of the ego ego
egoísmo
egoism
egoisme
le moi
le mien
« Je »
as do the religions of Semitic origin but with the wholly empirical reality of suffering ; its spiritual springboard is not the container we are but the content we live : the “I” is an ephemeral assemblage of sensations, hence the apparent denial of the “soul”, which results from the same perspective as the apparent denial of “God”. Buddhism is merely being Seiende
Seiendes
Seienden
l'étant
étants
ente
entes
sendo
beings
being
logically consistent in denying the continuity of the sensory soul.

Only when the abstract container that is the ego becomes in turn an empirical content does the metaphysical outlook intervene, which for its part excludes a fortiori all egocentricity. Buddhism becomes metaphysical when the “I” is concretely perceived as “desire”, and thus as “suffering”, in the process of extinction.


Voir en ligne : Hyper-Schuon