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Shamkara : Comment Discriminer le Spectateur du Spectacle

jeudi 11 octobre 2007

honnêteté
honestidade
honesty
honneur
honra
honradez
honor
honour
retitude
retidão

Le Drg Drshia Viveka discernement
diakrisis
diákrisis
discrimination
discernimento
discriminação
discernimiento
viveka
(Comment Discriminer le Spectateur du Spectacle) de Shamkara Shankara
Shamkara
Sankara
Śañkara
Shankarasharya
Çankara
Śankara
Çamkara

I Tout d’abord, la forme forme
eidos
eîdos
aspecto
perfil
aspect
 [1] est perçue, et c’est l’œil [2] qui perçoit [3]. —A son tour, l’œil est perçu ; le mental esprit
espírito
spirit
mente
mind
manas
mental
 [4] est maintenant le sujet sujet
objet
sujeito
objeto
subject
object
Subjekt
Objekt
percevant.

Le mental et ses modifications [5] passent enfin dans la catégorie des objets perçus ; c’est le Spectateur (sâksin) qui, en dernier ressort, perçoit réellement [6], — et ce Spectateur [7], nul ne saurait le percevoir.


COMMENTAIRES

C’est par la connaissance connaissance
gnosis
intuition intellectuelle
gnôsis
connaître
conhecer
gnose
knowledge
know
conocer
conocimiento
conhecimento
jñāna
jnāna
jnana
directe et immédiate de l’âtman (ou du Soi Selbst
soi-même
Soi
si mesmo
Self
si mismo
A non-personal, all-inclusive awareness.
) que l’on accède à l’état de délivrance délivrance
libération
liberação
liberation
liberación
moksha
mokṣa
.

Si l’on comprend la pleine signification signification
significação
sentido
sens
meaning
raison d'être
du mantra sacré « tat tvam asi Tat tvam asi
Tattvamasi
Tu es Cela
Tu és isso
That art thou
 » (Cela, tu l’es, toi aussi), le but suprême de l’existence Existenz
existence
exister
existentia
existência
existencia
bios
est atteint, mais pour interpréter correctement ce mantra, il est nécessaire de saisir au préalable la valeur Wert
valeur
valor
value
Werte
valeurs
valores
values
valioso
valuable
tesouro
treasure
trésor
exacte des différents mots Wort
mot
palavra
palabra
word
Worte
rema
parole
mot
mots
vāk
vāc
qui le composent ; les cinq premiers çlokas de ce traité expliquent le sens de « tu ».

N. d. T. : Pour le vedânta Vedānta
Vedanta
Vedânta
Védânta
, les choses du spectacle sont, tout d’abord, classées en deux dualité
dyade
duality
dualidad
dualidade
dois
two
deux
catégories Kategorien
catégories
categorias
categorías
categories
kategoriai
 : celles qui sont inanimées — celles qui sont animées ; c’est la première distinction qui frappe l’œil. Il ne conviendrait pas d’employer ici le qualificatif « inconscient » au lieu Ort
lieu
lugar
location
locus
place
d’inanimé, car on ne trouve, dans le monde Welt
Weltlichkeit
monde
mondanéité
mundo
mundidade
mundanidade
worldliness
mundanidad
Olam hazé
dṛśyam
des apparences, rien qui soit absolument conscient Gewissen
conscience
consciência
conciencia
consciencia
Bewusstsein
Bewußtsein
consciencidade
consciousness
conscient
purusârtha
samvid
bodha
cit
chit
, rien qui soit absolument inconscient.

Il n’existe, en fait, dans le spectacle que des degrés de conscience, car le mental, pour prendre connaissance (drçya) n’est, en définitive, qu’une modification anicca
impermanence
impermanência
changement
mudança
change
altération
alteração
modification
modificação
du mental, et, partant, de la conscience da spectateur (drk).


Voir en ligne : ZIP


[1Forme : par le mot forme (rûpa), on doit entendre tous les objets de perception sensorielle.

[2l’œil : l’ œil représente ici tous les organes de perception : nez, oreilles, etc. ...

[3qui perçoit (drk) : si l’on dit que l’œil perçoit, ce n’est que dans un sens relatif, car l’œil est, à son tour, perçu par le mental.

[4le mental : les organes sensoriels ne peuvent par eux-mêmes percevoir les objets qui leur correspondent ; pour que la perception s’effectue, il est indispensable que le mental s’associe à ces organes. Dans la condition de sommeil profond, les organes sensoriels ne perçoivent plus rien, puisque, à ce moment, le mental a cessé de fonctionner.

[5et ses modifications : le mental (manas) ou organe interne (antah-karana) a pour modifications

• — la boddhi (l’intellect supérieur) ;

• — l’ahamkara (le sens du moi) ;

• —le citta

[6réellement : le mental, est, en effet, régenté par le Soi, l’Ordonnateur intérieur (antar-yamin).

[7Spectateur : âtman (ou le Soi) est l’Hôte intérieur ; en définitive, c’est lui qui perçoit réellement. Chercherait-on un autre sujet qui perçût l’âtman, l’investigation se poursuivrait en une régression sans fin. Toutes les entités empiriques, depuis les objets grossiers jusqu’au mental, sont produites par l’ignorance, laquelle est insensible ; elles ont donc toutes la même nature : ce sont des objets. Le caractère subjectif de certaines d’entre elles ne doit pas faire illusion ; il n’est que relatif. Le Soi est le Voyant suprême ; il n’y a pas d’autre voyant que Lui : « La Connaissance du Connaisseur ne fait jamais défaut ». (brh. up.)

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