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Attar : Le débat de l’huile et de l’eau.

mardi 9 décembre 2008

honnêteté
honestidade
honesty
honneur
honra
honradez
honor
honour
retitude
retidão

On raconte qu’un homme Mensch
homme
être humain
ser humano
human being
homem
hombre
the man
anthropos
hommes
humanité
humanity
état humain
estado humano
human state
instruit se trouvait à une séance donnée par le Cheikh Abou Ishâq de Kazeroun. Quand la séance fut terminée, il vint se jeter aux pieds du cheikh, et lui dit : « Tandis que tu parlais, voici ce qui me vint à l’esprit esprit
espírito
spirit
mente
mind
manas
mental
 : ma science Wissenschaft
science
sicences
ciência
ciências
ciencia
ciencias
episteme
επιστήμη
epistêmê
est plus étendue que la sienne, je m’applique à gagner ma subsistance et je me procure à grand peine mon pain douleur
dor
dolor
pain
lype
souffrance
sofrimento
sofrimiento
suffering
quotidien ; et ce cheikh, quelle sagesse sophia
sagesse
sabedoria
wisdom
sabedoría
σοφία
Sage
Sábio
possède-t-il, malgré toute sa réputation, son succès et tout l’argent qui passe par ses mains ? Au moment même où je me disais cela, tu jetas les yeux sur la lampe et tu dis ceci : « L’huile et l’eau eau
água
water
hydro
furent en rivalité de gloire Alléluia
Alleluia
Hallelujah
haleluya
ἀλληλούϊα
αλληλούια
Aleluia
louvor
louange
praise
glória
gloire
glory
à propos de cette lampe ; l’eau disait : J’ai plus de prix et de vertus que toi ; ta vie Leben
vie
vida
life
zoe
et tout ce qui te concerne dépendent de moi [1] ; pourquoi donc te mets-tu au-dessus de moi ? Et l’huile répondit : Parce que j’ai supporté maintes souffrances que tu n’as pas subies — semaille, cueillette, foulage et pressage — et malgré tout cela, je brûle moi-même pour donner de la lumière Licht
lumière
luz
light
phos
prakāśa
prakasha
aux humains ; mais toi, tu vas à ta guise ; et si l’on jette quelque chose sur toi, tu cries et tu te troubles ; voilà pourquoi je me tiens au-dessus de toi ». (Tadhkiratu’l Awliya, éd., R. A. Nicholson, London, 1905-7, II, p. 294.)


Voir en ligne : ATTAR


[1Cf. Coran, XXI, 31.

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