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Plotin : La production des êtres à partir de l’Un

samedi 16 mai 2009

honnêteté
honestidade
honesty
honneur
honra
honradez
honor
honour
retitude
retidão

Plotin Plotin
Plotino
Plotinus
Plotin (205-270), philosophe auteur des Ennéades, fondateur de la pensée néoplatonicienne
- Ennéades - Traité VII
(trad. Bréhier)

S’il y a des êtres après le Premier, il est nécessaire ou bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
qu’ils viennent immédiatement de lui, ou bien qu’ils s’y ramènent par des intermédiaires, et qu’ils aient le second ou le troisième rang, le second se ramenant au premier et le troisième au second. Il faut, que, en avant de toutes choses, il y ait une chose simple simplicité
simplicidade
spimplicidad
simplicity
simple
simples
et différente de toutes celles qui viennent après elle ; elle est en elle-même et ne se mélange pas avec celles qui la suivent et en revanche elle peut être présente d’une autre manière aux autres choses. Elle est vraiment l’Un L'Un
hen
hén
Uno
the One
 ; elle n’est pas une autre chose et ensuite un ; il y est même faux de dire d’elle : l’Un ; « elle n’est pas objet sujet
objet
sujeito
objeto
subject
object
Subjekt
Objekt
de discours Rede 
discours
discussão
discussion
discourse
discurso
discussão
ni de science Wissenschaft
science
sicences
ciência
ciências
ciencia
ciencias
episteme
επιστήμη
epistêmê
 » ; et on dit qu’elle est « au delà de l’essence essence
ousía
ousia
essência
essentia
esencia
essence
 ». S’il n’y avait pas une chose simple, étrangère à tout accident et à toute composition et réellement une, il n’y aurait pas de principe Principe
arche
arkhê
princípio
Princípio
Principio
Principle
 ; et parce qu’elle est simple et la première de toutes, elle se sullit à elle-même ; car ce qui suit a besoin Notwendigkeit
nécessité
necessidade
necesidad
necessity
besoin
need
ananke
de ce qui précède ; ce qui n’est pas simple a besoin des termes simples, dont il doit être composé. Une telle chose doit être unique ; car si elle avait sa pareille, les deux dualité
dyade
duality
dualidad
dualidade
dois
two
deux
ne feraient qu’un. Il ne s’agit pas en effet de deux corps Körper
corpo
corps
cuerpo
body
Deha
, dont l’un serait le corps primitif ; un corps n’est pas un être simple, il est engendré, et n’est pas principe. Le principe n’est pas engendré : et parce qu’il n’est pas corporel, mais réellement un, il est ce Premier dont nous parlons.

Donc s’il y a un être après le Premier, ce n’est plus un être simple ; c’est une unité Einheit
unité
unidade
unidad
unity
multiple Vielfalt
Mannigfaltigkeit
multiplicité
multiplicidade
multiplicidad
multiple
múltiplo
multiplicity
dez mil
ten thousand
dix mille
. D’où vient-elle ? Du Premier ; car s’il y avait rencontre de hasard [entre les termes multiples], il ne serait pas le principe de toutes choses. Comment donc vient-elle du Premier ? Si le Premier est un être parfait et le plus parfait de tous, s’il en est de même de la puissance acte
puissance
energeia
dynamis
première, il doit être le plus puissant de tous les êtres, et les autres puissances doivent l’imiter autant qu’elles peuvent. Or, dès qu’un être arrive à son point de perfection perfection
perfeição
perfección
entelecheia
, nous voyons qu’il engendre ; il ne supporte pas de rester en lui-même : mais il produit un autre être ; et ceci est vrai non seulement des êtres qui ont une volonté voluntas
volonté
vontade
voluntad
volition
the will
icchā
réfléchie, mais encore de ceux qui végètent sans volonté, ou des êtres inanimés qui communiquent tout ce qu’ils peuvent de leur être. Par exemple le feu Feuer
fogo
feu
fire
pyr
Agni
têjas
tejas
réchauffe ; la neige refroidit ; le poison agit sur un autre être ; enfin toutes les choses, autant qu’elles peuvent, imitent le principe en éternité aion
aiôn
éon
éternité
eternidade
eternity
eternidad
et en bonté. Comment donc l’être Sein
Seyn
l’être
estre
o ser
seer
the being
be-ing
el ser
esse
sattva
sattā
le plus parfait et le Bien premier resterait-il immobile en lui-même ? Serait-ce par envie Wunsch
envie
querença
desejo
Wünschen
wishing
longing
ânsia
pleonexia
 ? Serait-ce par impuissance, lui qui est la puissance de toutes choses ? Et comment alors serait-il encore le principe ? Il faut donc que quelque chose vienne de lui, puisque les êtres tiennent de lui le pouvoir possibilité
potentialité
Toute-Possibilité
pouvoir
poder
power
d’en faire exister Existenz
existence
exister
existentia
existência
existencia
bios
d’autres (car c’est nécessairement de lui qu’ils le tiennent). Le principe générateur doit être le plus vénérable ; mais l’être engendré immédiatement après lui est supérieur à tous les autres.


Voir en ligne : PLOTIN

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