Philosophia perennis

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L’âme n’est pas une monade, selon Oetinger

dimanche 13 juillet 2014

Dieu n’a pas de degrés, mais la gloire a des degrés et des modes qu’il se pose à lui-même en vue de se communiquer et de se manifester. En effet, ou bien Dieu et le monde ne sont qu’une même substance dans laquelle les créatures sont des modes, ou bien Dieu se donne lui-même des modes en manifestant sa gloire, gloire qu’il communique aux créatures non pas comme s’il la sortait de sa propre essence, mais qu’il tire de l’abondance de sa liberté pour la communiquer en d’infinis degrés. Ainsi il ne faut pas dire avec Leibniz que les monades sont des coruscations de la divinité. Car les puissances des sept esprits sont envoyées librement par Dieu et non par la nécessité de son existence (= la puissance septénaire n’est pas une conséquence nécessaire de la puissance de Dieu). La gloire de Dieu est primitive et dérivée. Primitive en Dieu et dans le trône, dérivée dans les roues (de la vision d’Ezéchiel) et les êtres vivants et dans toute la vie de Dieu. Toutes ces choses sont dites par Ezéchiel faire partie de la gloire de Dieu : les puissances primitives, et la prima materia qui naît dans le nuage et dans le feu et passe par la suprême coruscation du Chasmal où les intelligences et les animaux trouvent leur origine ; comme si cela ne venait pas de l’essence de Dieu, mais de ses puissances originelles qui imposent leurs lois aux principes de l’être et du devenir.


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