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Borella : la charité est la porte de la gnose

mardi 17 février 2015

Nous sommes partis de la question : comment la charité peut-elle être, dans le christianisme, la voie spirituelle par excellence. Nous pouvons maintenant proposer une réponse avec laquelle s’achèvera la métaphysique du Mysterium caritatis. La formulation la plus universelle, en mode chrétien, qu’il soit possible de donner de cette réponse est la suivante : l’Esprit Saint est le révélateur du Verbe, dont Il est inséparable, et telle est l’Essence de toute voie spirituelle. Il nous paraît équivalent de dire : la charité est la porte de la gnose, c’est-à-dire de la connaissance divine, en quoi consiste la vie éternelle, puisqu’en effet la charité doit être rapportée au Saint-Esprit et la gnose au Logos, et que nous accédons au Logos par le Saint-Esprit.

Pour tenter de faire admettre une telle formulation, qui ne manquera pas de soulever maintes objections, nous partirons de Dieu pour aller vers l’homme en passant par le Christ. Nous évoquerons donc en premier lieu les rapports de l’amour et de la gnose in divinis (Chap. XX). Puis nous verrons comment amour et gnose se sont à la fois crucifiés et réconciliés au Vendredi Saint (Chap. XXI). Après quoi, nous étudierons leur rapport dans la voie spirituelle, à l’aide de quelques grandes expressions de la spiritualité chrétienne (Chap. XXII). Enfin nous terminerons par une brève étude de ce qui est aussi le terme de la voie spirituelle : la déification de l’homme en Jésus-Christ (Chap. XXIII).

Extrait de « La charité profanée »


Voir en ligne : Jean Borella

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