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Wei Wu Wei : l’esprit en rêve (PP92)

dimanche 25 mars 2018

honnêteté
honestidade
honesty
honneur
honra
honradez
honor
honour
retitude
retidão

Français

Le passé, comme le futur, est en fait une structure Struktur
structure
estrutura
struktural
structural
estrutural
de rêve sonho
rêve
dream
Morphée
songe
 : dormir ou « se réveiller », nuit tenèbre
ténèbres
nuit
trevas
escuridão
darkness
noite
night
noche
ou jour, nous rêvons tous les deux dualité
dyade
duality
dualidad
dualidade
dois
two
deux
. Est-ce que ce n’est pas évident ? Alors quand ne rêvons-nous pas ?

Dans le présent ? Quand cela pourrait-il être ? Tout ce qu’il pourrait être est passé depuis longtemps avant que les processus de perception Wahrnehmung 
Vernehmen
perception
percepção
percepción
et de conception begreifen 
concevoir
conceber
Begriff
conceito
concept
conception
concepção
concepción
puissent être complétés. Donc, cela est entièrement imaginé, et donc tous les trois trinité
trois
triade
ternaire
trindade
três
tríade
ternário
trinity
three
triad
Trimûrti
Trimurti
sont conceptuels.

Nous sommes quoi-nous-sommes ici et maintenant, et pour toujours. Le temps Zeit
le temps
o tempo
the time
el tiempo
chronos
kala
et l’espace Raum
Räumlichkeit
räumlich
espace
espacialité
espaço
espacialidade
espacial
espacio
espacialidad
space
spaciality
spatial
sont nos objectivations. Nous inventons toutes ces absurdités - « rêvons-le » comme nous disons - et nous croyons que c’est un fait - ou ce que nous appelons « réel Bestand
Grundbestand
Realität 
réalité
realité fondamentale
réalité subsistante
real
réel
realidad
realidade
reality
 » !

« Quoi que nous soyons » ? Oui, bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
sûr, mais pas ce que nous avons été trompés à croire croyance
croire
crença
crer
belief
believe
que nous sommes. C’était une composition, des concepts actualisés en esprit esprit
espírito
spirit
mente
mind
manas
mental
 ; c’était notre rêve-vivant, et l’aperception de ceci est sûrement apercevoir ce que nous étions en rêvant et en agissant toutes les parties dans notre rêve de « vie Leben
vie
vida
life
zoe
 » et de « mort Tod
mort
morte
muerte
death
thanatos
mourir
morrer
die
morir
 » dans un contexte temporel Zeitlichkeit 
zeitlich
temporellité
temporel
.

Nous n’avons jamais été que le rêve de nos « vies » ! Quoi d’autre pourrait-il y avoir posséder
avoir
possuir
ter
possess
posuir
pour nous d’être ? C’est aussi pourquoi ce que nous sommes ne peut être une chose objective.

C’est notre « nature nature
physis
phusis
phúsis
natura
natureza
naturaleza
 » dont les maîtres chinois parlent si souvent et qu’ils s’efforcent si continuellement de nous permettre d’envisager.

En Ch’an, cela s’appellerait ’Prajna Prajna
prajña
pragna
’, l’aspect forme
eidos
eîdos
aspecto
perfil
aspect
fonctionnel de ’Dhyana dhyana
dhyâna
’ en tant que potentiel. Cette différenciation essentielle entre immanence immanence
imanência
inmanencia
immanent
imanente
inmanente
immanent
et transcendance, inséparable nouménalement mais conceptuellement à part, ne semble pas être apparente dans le Vedanta Vedānta
Vedanta
Vedânta
Védânta
.

Original

The past, like the future, is in fact a dream-structure : sleeping or ’waking’, night or day, we dream both. Is that not obvious ? Then when are we not dreaming ?

In the present ? Whenever could that be ? Anything it could be is long dragon
dragão
dragón
long
nāga
passed before the processes of perception and conception can be completed. So that is entirely imagined, and therefore all three are conceptual.

We are whatever-we-are here and now, and forever. Time and space are our objectivisations. We make up all this nonsense - ’dream’ it as we say - and believe it to be fact - or what we call ’real’ !

’Whatever-we-are’ ? Yes, of course, but not what we have been misled to believe that we are. That was a composition, concepts actualised in mind ; it was our living-dream, and the apperceiving of this is surely apperceiving what we were when dreaming and acting all the parts in our dream of ’life’ and ’death’ in a time-context.

We have never been anything but the dreaming of our ’lives’ ! What else could there be for us to be ? That is also why what-we-are cannot be any objective thing soever.

This is our ’nature’ of which the Chinese masters speak so often, and which they strive so continually to enable us to envisage.

In Ch’an this would be called ’Prajna’, the functioning aspect of ’Dhyana’ as which we are potential only. This essential differentiation between immanence and transcendence Transzendenz
transcendence
transcendência
transcendencia
trascendencia
transcendant
transcendente
, inseparable noumenally but conceptually apart, does not seem to be apparent in Vedanta.


Voir en ligne : POSTHUMOUS PIECES

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