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Coomaraswamy : l’ashrama

dimanche 1er avril 2018

honnêteté
honestidade
honesty
honneur
honra
honradez
honor
honour
retitude
retidão

La racine du mot Wort
mot
palavra
palabra
word
Worte
rema
parole
mot
mots
vāk
vāc
ashrama est shram : se donner de la peine ; d’où aussi shramana, moine ou religieux. Ce sont les équivalents sémantiques exacts de askeo et asketes « ascète ». Il est tout aussi intéressant de constater dans le même ordre d’idée idea
idée
ideia
idea
ιδεα
idéa
que le sanskrit kushalata, le grec sophia sophia
sagesse
sabedoria
wisdom
sabedoría
σοφία
Sage
Sábio
et l’hébreu hochma, ont pris le sens signification
significação
sentido
sens
meaning
raison d'être
de sagesse ou de prudence phronesis
prudence
prudência
sabedoria prática
circunvisão
φρόνησις
en ce qui concerne l’action action
praxis
agir
atuar
ação
act
acción
prattein
en général, alors qu’ils désignaient à l’origine Anfang
origine
começo
início
comienzo
origem
arche
Anfängnis
começar
iniciar
l’habileté dans l’exercice d’un métier. Un ashrama est donc un stade de la vie Leben
vie
vida
life
zoe
qui doit être considéré comme un atelier ou comme une étape d’un voyage ininterrompu et toujours ardu. Les ashramas sont autant de séjours non au sens de lieux de repos repos
repouso
stillness
quietud
quietness
passividade
doçura
quietude
quiescence
recueillement
recolhimento
apaisement
hesychia
śānta
Śamah
mais de lieux d’activité Yin
Yang
passivité
activité
passif
actif
. Le refrain d’une ancienne chanson de pèlerin est : « continue à marcher » (charaiva-charaiva). Le mot ashrama a aussi le sens plus spécial de lieu Ort
lieu
lugar
location
locus
place
de retraite : ermitage solitaire ou communautaire. En dehors de ce sens particulier les Quatre quatre
quaternité
quaternidade
cuatro
cuaternidad
four
quaternity
fourfoldness
ashramas désignent successivement la vie de l’étudiant (brahmachari, « celui qui marche avec Dieu Gott
Dieu
Deus
God
Dios
theos
 », expression qui a un sens plus général), la vie du chef de famille (grihastha, l’homme Mensch
homme
être humain
ser humano
human being
homem
hombre
the man
anthropos
hommes
humanité
humanity
état humain
estado humano
human state
marié qui occupe un emploi), celle de l’anachorète retrait
anachorèse
anachorète
ermite
érémitisme
ἀναχωρέω
(vanaprastha), et enfin, la vie de celui qui renonce à tout (sannyasi) ou « l’homme véritablement pauvre pauvreté
ptocheia
pauvre
pauvres
 » qui ne possède plus rien, ne pratique praktike
prática
práticas
pratique
pratiques
aucun rite, n’a plus de toit, et en l’honneur de qui l’on a déjà accompli les rites funéraires. Dans des circonstances normales, ces quatre modes de vie doivent être adoptés successivement, et, en tout cas, une « retraite prématurée » est regardée comme tout à fait , indésirable. On admet cependant que lorsque la vocation est irrésistible, le passage de la vie sous le toit familial à la vie sans toit de l’Errant (parivrajaka : pèlerin) qui « n’a plus rien pour poser sa tête », peut se faire à n’importe quel âge, de même que le Christ Jésus-Christ
Jesus Cristo
Jesus Christ
Jesús Cristo
Jesus
Jesús
Cristo
Christ
Ungido
Ointed
disait à un jeune homme : « Vends tout ce que tu possèdes et suis-moi. » On ne saurait exagérer l’honneur et le respect qui sont accordés par les laïques aux religieux, hindous ou bouddhistes. Toute femme femme
mulher
woman
mujer
feminino
féminin
feminin
fêmea
female
qui attend un enfant fait le vœu de porter un fils fils
filho
qui sera religieux. Tout Hindou, tout Bouddhiste souscrirait à ces paroles du Maître guru
enseignant
professeur
maître
mestre
professor
Eckhart Meister Eckhart
Mestre Eckhart
Maître Eckhart
Eckhart
sur les vagabonds sans toit (sadhu) : « Béni est le royaume où réside l’un L'Un
hen
hén
Uno
the One
d’entre eux ; en un instant, ils font plus de bien Bien
agathon
agathón
Bem
Bom
Good
Bueno
et un bien plus durable que n’en ont fait toutes les actions qui ont jamais été accomplies dans le monde Welt
Weltlichkeit
monde
mondanéité
mundo
mundidade
mundanidade
worldliness
mundanidad
Olam hazé
dṛśyam
 », et à celles de Platon Platon
Plato
Platão
Platón
Platon (en grec ancien Πλάτων) (427-348 aC)
disant que les hommes jugés par le monde comme des « inutiles » sont les « vrais pilotes ».

Extrait de « Le fondemente religieux des formes de la société indienne ». Traduit par F. Berys et R. Allar.


Voir en ligne : ASHRAM

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